Floraisons tahitiennes

© D.Pardon© D.PardonOrchidée du pauvre © D.PardonCassier jaune, pluie d’or © D.PardonCassier rouge © D.PardonCassier rainbow (variété rose panaché) © D.PardonCassier rainbow (variété jaune) © D.PardonFlamboyant © D.PardonFlamboyant jaune © D.PardonCrête de coq © D.PardonArbre à baleines © D.PardonPurau, hibiscus de mer © D.PardonLilas d’été (variété rose) © D.PardonLilas d’été (variété mauve) © D.PardonTabébuia, poirier jaune © D.PardonTabébuia hétérophylle © D.PardonSiris, bois noir © D.Pardon

Nos îles sont le théâtre d’un enchantement permanent avec une symphonie florale se jouant toute l’année. Nous vous proposons d’en découvrir les secrets.

Tahiti, plus qu’aucune autre île, a fait de la mixité de sa population, de sa faune et de sa flore un atout précieux. En termes de flore justement, dès que les premiers colonisateurs mä’ohi ont occupé les îles polynésiennes, ils y ont introduit des plantes qui leur étaient utiles. Lorsque les Européens arrivèrent, à partir du XVIIIe siècle, mais plus encore au XIXe, ce fut un véritable déferlement de nouvelles espèces, parmi lesquelles certaines destinées à des plantations (coton, vanille, cacao, café…), des plantes ornementales vite devenues invasives et redoutables pour la flore indigène et endémique (tulipier du Gabon, miconia, lantana…), mais aussi des plantes ornementales inoffensives et de grande qualité, rapidement adoptées par les Polynésiens parce qu’elles égaillaient leur environnement. Grâce à ces apports passés, au fil des saisons, souvent sans qu’il soit besoin de sortir du parc ou du jardin de son hôtel, le visiteur peut assister à des explosions de couleurs sur certains arbres ornementaux. Ce kaléidoscope est particulièrement chatoyant entre novembre et mars, mais il perdure, pour nombre d’espèces, tout au long de l’année. D’autant que certaines d’entre elles fleurissent en plein hiver austral, ce qui permet aux paysages de Polynésie, et tout particulièrement de Tahiti, d’être en permanence constellés de magnifiques taches colorées. Une riche palette qui inspire, aujourd’hui encore, nombre d’artistes et que nous vous invitons à découvrir, sachant que si notre liste présente de très belles espèces d’arbres, elle est, faute de place, loin d’être exhaustive. Mais du moins les plus spectaculaires sont-elles dans cette promenade sur papier glacé…

Bauhinia variegata

Orchidée du pauvre

Originaire de l’Amérique du Sud tropicale, l’arbre à orchidées fait partie de la grande famille des Fabacées. On compte plus de 250 espèces dans le genre Bauhinia, toutes originaires de la même zone géographique et de nombreux hybrides ont vu le jour. En Polynésie française, les arbres à orchidées ont une utilisation exclusivement ornementale, mais dans certains pays, ces arbres ont de nombreux usages médicinaux (l’écorce permettrait de lutter contre les ulcères).

Cassia fistula

Cassier jaune, pluie d’or

Originaire de l’Amérique du Sud tropicale, l’arbre à orchidées fait partie de la grande famille des Fabacées. On compte plus de 250 espèces dans le genre Bauhinia, toutes originaires de la même zone géographique et de nombreux hybrides ont vu le jour. En Polynésie française, les arbres à orchidées ont une utilisation exclusivement ornementale, mais dans certains pays, ces arbres ont de nombreux usages médicinaux (l’écorce permettrait de lutter contre les ulcères).

Cassia javanica x grandis

Cassier rouge

L’arbre à l’origine de cette floraison est le fruit d’une hybridation entre deux espèces de cassiers très généreux en termes de fleurs. Cet hybride a une floraison si spectaculaire qu’il a très vite été dispersé dans toute la ceinture tropicale pour orner parcs et jardins, et il fait l’unanimité partout. Lors de la floraison, ses branches semblent littéralement couvertes de manchons carmin, d’une beauté sans pareille.

Cassia x nealii

Cassier rainbow (variété rose panaché)

Originaire de Hawaii, cet hybride de Cassia fistula et de Cassia javanica a été mis au point en 1925, il y a donc un peu moins d’un siècle. Le cassier rainbow est recherché pour ses grappes de fleurs qui peuvent atteindre 80 cm de longueur. Comme beaucoup d’hybrides, il ne produit que très rarement des fruits, sa raison d’être étant purement ornementale.

Cassia x nealii

Cassier rainbow (variété jaune)

À partir de l’hybridation, à Hawaii, de Cassia javanica et de Cassia fistula, les cultivars de Cassia xnealii ont été multipliés, afin d’obtenir différentes nuances de coloration ; certains, comme celui-ci, produisent des grappes de fleurs d’un jaune très pâle, aussi fournies que celles mêlant le jaune et le rose.

Flamboyant © D.Pardon

Delonix regia

Flamboyant

Originaire de Madagascar, cet arbre, de la famille des Fabacées, est largement répandu dans toute la ceinture tropicale, alors qu’il devient rare dans son île, à cause de la déforestation massive. Le flamboyant a la particularité de former une gousse aplatie enfermant de nombreuses graines, gousse qui reste sur l’arbre jusqu’à la floraison suivante.

Delonix regia

Flamboyant jaune

Le flamboyant jaune est beaucoup moins répandu que le rouge, mais il est, malgré tout, très présent à Tahiti, où il fournit toute l’année une ombre appréciable ; sa floraison est aussi spectaculaire que celle de son “cousin” vermillon. L’hybridation de flamboyants jaunes et rouges produit, quant à elle, de magnifiques fleurs panachées.

Erythrina crista-galli

Crête de coq

Native du Brésil, la crête de coq fait partie de la famille des Fabacées. L’arbre produit des grappes de fleurs très denses durant une grande partie de l’année, contrairement aux autres érythrines qui ne fleurissent que durant l’hiver austral. Ce très bel arbre ornemental apprécie plus les climats sub-tropicaux (voire tempérés) que les climats tropicaux trop chauds et humides, où il s’adapte toutefois.

Erythrina variegata

Arbre à baleines

L’arbre à baleines avait une fonction très importante, puisque lorsque sa floraison débutait, en général à la fin du mois de juin, elle coïncidait toujours avec l’arrivée, dans les eaux polynésiennes, des grandes baleines à bosse, venues mettre leur petit au monde ou s’accoupler. À Rurutu, dans les temps anciens, les harponneurs de baleines savaient ainsi quand commençait la saison de chasse, aujourd’hui remplacée par le « whale watching »

Arbre à baleines © D.Pardon
Purau, hibiscus de mer © D.Pardon

Hibiscus tiliaceus

Purau, hibiscus de mer

Native du Brésil, la crête de coq fait partie de la famille des Fabacées. L’arbre produit des grappes de fleurs très denses durant une grande partie de l’année, contrairement aux autres érythrines qui ne fleurissent que durant l’hiver austral. Ce très bel arbre ornemental apprécie plus les climats sub-tropicaux (voire tempérés) que les climats tropicaux trop chauds et humides, où il s’adapte toutefois.

Lagestroemia speciosa

Lilas d’été (variété rose)

En anglais, on surnomme parfois le lilas d’été « rose des Indes », mais cet arbre, de la famille des Lythracées, est plus probablement originaire des Philippines. Son bois, très résistant, a de multiples usages, y compris comme traverses de chemin de fer, mais à Tahiti, le lilas d’été n’a qu’une fonction ornementale.

Lilas d’été (variété rose) © D.Pardon
Lilas d’été (variété mauve) © D.Pardon

Lagestroemia speciosa

Lilas d’été (variété mauve)

Le lilas d’été est le plus souvent rose, mais, selon les variétés, il peut afficher des fleurs blanches à violettes. Avec ses fruits secs, des capsules ovales ou globuleuses, de 2 à 2,5 cm de diamètre, on fait parfois de jolies compositions florales qui peuvent durer très longtemps.

Tabebuia heterophylla

Tabébuia hétérophylle

Les fleurs lavande de ce tabébuia, de la famille des Bignoniacées, paraissent si fragiles qu’il semble qu’au moindre coup de vent, elles pourraient se déchirer. C’est un peu vrai, car en période de floraison, après une forte pluie ou un orage, on trouve des centaines et des centaines de ces petites corolles flétries au sol. L’arbre fleurit toute l’année, préférant les périodes sèches.

Tabebuia aurea

Tabébuia, poirier jaune

Le tabébuia, originaire d’Amérique tropicale (famille des Bignoniacées), est un petit arbre très à la mode dans les espaces publics tahitiens depuis quelques années. Il est vrai qu’en fin de saison sèche, en septembre, son feuillage vert argenté (à cette époque de l’année très clairsemé) disparaît totalement sous une avalanche de fleurs jaunes. En Amérique tropicale, on l’appelle « paratudo » (pour tout) tant il a d’usages médicinaux.

Albizia lebbeck

Siris, bois noir

De la famille des Fabacées, le siris est originaire de l’Asie du Sud. Ce bel arbre est très largement cultivé dans toute la ceinture tropicale pour la qualité de son bois et comme plante ornementale dans les lieux publics. Très généreux en fruits (des gousses plates), le siris a tendance à facilement se naturaliser là où il a été introduit, ce qui est le cas à Tahiti. Sa floraison est très spectaculaire en fin d’année, avant les fortes pluies.

Siris, bois noir © D.Pardon
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welcome Tahiti
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