Miss Tahiti 2015 : Vaimiti Teiefetu, la beauté et la grâce

Vaimiti Teiefitu miss Tahiti dans le lagon de Bora Bora © tim-mckenna.comPortrait de Vaimiti Teiefitu miss Tahiti © Tevei RenvoyéPortrait de Vaimiti Teiefitu miss Tahiti à Bora Bora © tim-mckenna.comVaimiti Teiefitu miss Tahiti à Bora Bora © tim-mckenna.comVaimiti Teiefitu miss Tahiti avec sa couronne - © Ora ConceptSelfie ! Vaimiti Teiefitu en compagnie de Elodie Bassez, une des candidates à la couronne de Miss Tahiti - © DR

Elle est sans doute l’une des meilleures ambassadrices du fenua, auréolé d’un titre prestigieux : Miss Tahiti ! Le 19 juin dernier, c’est la belle Vaimiti Teiefetu qui a ceint la prestigieuse couronne de nacre. Rencontre avec cette jeune polynésienne.

Le rendez-vous est d’importance : le 19 décembre prochain à Lille, en France, Vaimiti Teiefetu portera la célèbre écharpe de Miss Tahiti, lors de la soirée d’élection de Miss France. Après la place de première dauphine de Miss France obtenue par Hinarani de Longeaux (Miss Tahiti 2012), Mehiata Riaria (Miss Tahiti 2013) et Hinarere Taputu (Miss Tahiti 2014), Vaimiti pourrait, cette fois, faire la différence. C’est le grand espoir nourri par toute la Polynésie depuis seize ans : voir une Miss Tahiti devenir Miss France, succédant ainsi à Mareva Galanter, Miss Tahiti et Miss France 1999.

Malgré cette forte attente, la belle jeune femme de 19 ans veut garder la tête sur les épaules. «  Je pars ni gagnante, ni perdante. On verra comment les choses vont évoluer… J’observe les candidates qui ont déjà été élues en régions. Elles sont très belles. À chaque fois qu’il y en a une nouvelle, ça fait forcément un peu peur. Je ne vais pas me dire que c’est gagné ou perdu d’avance. Et pour l’instant je suis sereine, et je resterai sereine ».

Vaimiti avance prudemment. Pourtant elle a commencé son année de règne tambour battant. Entres les différentes représentations officielles, les remerciements des sponsors et ses shootings photos qui se poursuivent dans le cadre de sa carrière de mannequin, l’agenda de Vaimiti est chargé. « Depuis juin, c’est très intense, parfois même un peu trop. C’est vrai que je suis demandée partout. Je ne m’attendais pas du tout à autant de sollicitations. Je savais que c’était un gros travail, mais pas à ce point, cela m’a dépassée. Il est vrai que de temps en temps, je n’ai pas envie de faire certaines représentations mais à la fin de la journée, je me dis que je ne regrette pas, ça fait tellement plaisir aux gens de me recevoir ! », raconte-t-elle encore tout sourire.

Favorite du public polynésien avant même son élection le 19 juin dernier à Papeete, Miss Tahiti 2015 fédère encore plus depuis son sacre. La raison selon elle ? L’écharpe tricolore qui manque à Tahiti depuis 1999. « La ferveur a augmenté grâce aux places de première dauphine de Hinarani, Mehiata et Hinarere. Le public place donc beaucoup d’espoir en moi parce que l’on a raté de tellement peu la couronne. Ça me motive, il faut donc que j’aille loin pour eux », explique la jeune femme. Un engouement qui lui va droit au cœur. En témoignent les nombreux messages qu’elle laisse à sa communauté de plus de 21.000 fans sur les réseaux sociaux. Un moteur qui lui permet d’avancer et de réaliser à quel point l’attente est grande du côté des Polynésiens.

Pour gérer cette pression, la jeune femme n’a pas de recette miracle. « Je donnerai le meilleur pour aller le plus loin possible. J’ai surtout peur de décevoir les Polynésiens. La pression ira sans doute crescendo quelques semaines avant mon départ pour la France. », explique-t-elle.

Prendre les choses unes les choses après les autres, tel est le crédo de Vaimiti. Car le concours de Miss Tahiti, le mannequinat, ne faisaient pas partie d’un plan de carrière tout tracé. « Il y a quatre ans ma maman a été informée de la tenue du concours de l’agence de mannequin Marilyn Agency. J’ai candidaté mais je n’ai pas été sélectionnée. J’ai pu rencontrer Alberto et nous nous sommes liés d’amitié. D’ailleurs ce qui a suivi ensuite a été une superbe expérience. Alberto V (NDLR : un styliste italien installé à Tahiti) m’appelait régulièrement. Shooting, défilés, j’ai beaucoup appris à ses côtés et cela m’a beaucoup aidé dans ma préparation à Miss Tahiti. Les autres candidates partaient, elles, de zéro. Alors que moi j’avais une longueur d’avance. Donc forcément je n’étais pas trop stressée devant les objectifs des caméras et le public ».

Cap vers Miss France

À quatre mois de l’élection et après les premières semaines menées à toute allure, il semblerait que la pression redescende un peu, mais pour une Miss Tahiti, l’élection de Miss France n’est jamais bien loin…En cette fin du mois d’août, Vaimiti est partie en Métropole pour installer sa sœur Tiairani, championne de France de Taekwondo en sport-études. « Sur le chemin du retour, je m’arrêterai dix jours à Los Angeles pour faire mon shopping en vue de l’élection de Miss France. J’essaierai d’y dénicher des robes de soirée, histoire d’adapter mon style avec celui de la Métropole. Trouver des tenues un peu plus classes, un peu plus chaudes aussi. Ce sera plus simple à Los Angeles qu’à Tahiti », lance Miss Tahiti. Une préparation qui commence doucement mais sûrement avant le grand départ pour la Métropole, en novembre prochain. Si les miss en régions continuent encore d’être élues semaines après semaines, Vaimiti a quant à elle été la première miss de cette promo 2016. Avantage ou inconvénient ? « Tu peux mieux te préparer physiquement, c’est certain. Mais cela peut-être aussi un désavantage par rapport aux autres candidates, car les Français te connaissent déjà et peuvent vite se lasser. Du coup, il faut trouver un juste milieu, garder un peu de mystère pour le soir de l’élection », nuance la surfeuse. Une tête bien pleine, on vous le disait, qui ne laisse rien ou presque au hasard. « Je vais continuer ma préparation physique. C’est-à-dire maintenir mes entraînements à la salle de sport pour m’entretenir, continuer le surf. Bref ce que je faisais déjà avant, je suis quelqu’un de très sportive à la base.». La Société Miss France a prévu d’utiliser les plages de la Polynésie pour effectuer les pastilles qui serviront de décors aux portraits des reines de beauté. Un cadre de rêve, dans lequel Vaimiti se sentira très à l’aise. « Quand j’ai su que cela allait se faire ici, j’étais un peu déçue. Car c’était une occasion manquée de découvrir d’autres paysages, d’autres endroits. Mais en même temps, c’est un avantage car cela peut fédérer un peu plus la population, ils seront davantage derrière moi. Et puis je connais, c’est chez moi. Donc je me sentirai forcément bien. Alors au final, cela ne peut-être qu’un atout pour moi. ». Un atout parmi beaucoup d’autres…

 

Samia Stambouli

 

Avec une certaine insouciance, Vaimiti n’a jamais vraiment envisagé son rôle de Miss Tahiti avant l’élection. « Je n’avais pas pensé à cela. J’avais dix-huit ans. Bien sûr, c’était une fonction qui m’attirait mais je n’ai jamais beaucoup pensé à mon rôle. Mais maintenant que j’y suis, je me dis que représenter nos valeurs, c’est l’une des choses les plus fortes. Tout ce qui fait que nous sommes Polynésiens. Notre fenua, notre culture, notre accueil, tout ce que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Et je me rends compte que je suis une personne à laquelle les gens peuvent s’identifier. Je reçois d’ailleurs beaucoup de messages de jeunes filles ». Une force tranquille Vaimiti. Pour quelle raison ? Un début d’explication peut-être à trouver chez ses parents. « Ils sont séparés aujourd’hui. Cela m’a forcée à être autonome et assez indépendante. Ils me suivent et me soutiennent. Même sans le mannequinat, Miss Tahiti et aujourd’hui Miss France, cela ne change pas leur regard envers moi. Ils me font confiance », déclare la jeune femme d’origine marquisienne et chinoise. Aujourd’hui, l’aînée d’une famille de trois enfants – elle a une petite sœur et un petit frère – qui habite toujours au domicile familial de Mahinarama dans la commune de Mahina a le regard tourné vers l’élection de Miss France.

Après un Bac ES obtenu avec brio en 2014, elle a déjà validé sa première année de classe préparatoire aux grandes écoles de commerce du Lycée Gauguin de Papeete. « J’ai été reçue par le Proviseur il y a peu de temps. Il a été très compréhensif avec moi. Je vais autant que faire ce peut en cours depuis la rentrée, mais si je dois réaliser mes études en trois ans au lieu de deux, je le ferai », précise Vaimiti, qui se rêve en futur cadre dans une entreprise liée au développement durable, « un secteur qui a de l’avenir en Polynésie ».

Mais à quelques mois de l’élection, Vaimiti peut également compter sur ses camarades Miss Tahiti. « Je suis proche de Mehiata Riaria car nous avons des amis en commun. On a appris à se connaître pendant la préparation de Miss Tahiti. Et même avant, elle m’a beaucoup conseillée, poussée à faire cette élection. Je sais que Hinarere peut-être d’une très grande aide concernant la préparation de Miss France. Elle était partie pour gagner, je pense donc qu’elle peut m’aider pour ma garde-robe, mes achats, les pièges à éviter… », assure Vaimiti.

Miss Tahiti 2015 : Vaimiti Teiefetu, la beauté et la grâce
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