Pep’s repart la tête pleine de soleil

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Pep’s repart la tête pleine de soleil
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Le célèbre chanteur français Florian Peppuy, dit Pep’s, s’est produit sur plusieurs scènes en Polynésie, invité par Arnaud Bertrand du restaurant la Casa Mahina. Entre concerts, bringues et rencontres, Pep’s en a pris « plein la vue ». L’auteur du tube Liberta a déjà plein d’idées en tête, inspiré par son séjour sur le fenua.

Comment imaginiez-vous Tahiti ?

Pep’s : Les atolls, les couleurs, le corail, tous les poissons… Je pensais qu’il y aurait une jungle avec des animaux sauvages… J’avais en tête des images d’un endroit tropical. Je pensais que c’était le paradis et je n’ai pas été déçu… C’est idyllique. Bora Bora a un côté aquarium géant, quasiment irréel. Le problème est que tu n’as pas envie de repartir… Ici, les gens sont très sympas et très ouverts. Et ils sont tous musiciens avec une culture musicale qui n’existe pas en France. Le concept de bringue est super ! Ils ne s’arrêtent pas de jouer pendant plusieurs heures comme un marathon musical.

Il y a eu des échanges artistiques ?

Oui que ça ! A chaque concert, des musiciens polynésiens sont venus jouer avec nous. On avait aussi un batteur local dans le groupe (NDLR : Frédéric Rossoni, également le batteur du groupe Tikahiri) ce qui nous a permis tout de suite d’avoir des contacts et d’être proche de la population. Les Polynésiens m’ont offert plein de petits cadeaux, il y a beaucoup de générosité.

Comment se sont passés les concerts ?

Il y avait une grosse ambiance à Tahiti et à Moorea. À Bora Bora, c’était autre chose, moins « roots ». Mais ce sont surtout les gens qui m’ont marqué par leur façon de concevoir la vie, d’être calme. Comme en plus je suis fêtard, comme eux, on a tapé des « bœufs » toutes les nuits ! Je n’ai pas du tout senti d’agressivité. Je ne m’attendais pas à rencontrer un peuple si accueillant et autant porté sur la musique et la chanson. Tout le monde joue du ukulele ! Les gens semblent relâchés et profitent de la vie. Le côté sportif m’a aussi plu, j’ai fait de la plongée mais mon séjour était trop court et il faut que je revienne pour faire de la randonnée.

Vous vous êtes mis au ukulele…

Oui ! Il faut que j’apprenne les positions des mains. Mais j’ai joué déjà un peu avec l’aide d’un Polynésien.

Avez-vous trouvé de l’inspiration ?

Tahiti sera dans mes prochaines chansons, c’est sûr. Je pense que je vais mettre du ukulele sur mon prochain album. Des mots comme Ia ora na, fiu, mana vont sans doute aussi s’intégrer dans une chanson. Je ne calcule jamais quand j’écris. L’idée aussi de ce séjour était de se remplir un maximum. L’écriture va ensuite me permettre de relâcher toute cette émotion. Un moment m’a particulièrement marqué. Un Polynésien m’a offert un ukulele. Pendant le concert à Moorea, il est venu me voir et il m’a retrouvé le lendemain à l’hôtel pour me donner l’instrument. Je lui ai offert une de mes guitares en échange. C’était très émouvant. Il y a quelque chose qui est à fleur de peau ici, avec beaucoup de sensibilité.

Ce séjour vous a marqué…

C’est un séjour qui donne envie de revenir. Ça fait réfléchir aussi à son cadre de vie à l’année. Je viens de la nature et je vis à Paris depuis deux ans pour la musique. C’est l’opposé total de Tahiti : c’est gris, les gens ne sourient pas. C’est dur… Avant de venir ici, j’ai aussi eu un coup dur. Deux jours après je suis arrivé à Tahiti. Ce voyage a été programmé au bon moment comme pour me soigner la tête. On dit qu’une île t’accepte ou te rejette, je crois que je l’ai acceptée et qu’elle m’a aussi adopté ! Je rentre en France avec plein de bonnes vibrations.

Dans votre tube Liberta, vous parlez du pays des Rêves, n’est-ce pas un peu ici ?

C’est le pays des Rêves puisque j’ai aussi vu des dauphins ! J’en ai pris plein la vue, j’ai profité à fond du séjour. Je n’ai pas trouvé de côté négatif… J’aime la nature et ici il y a beaucoup d’endroits encore préservés. Cette chanson Liberta est née au bord de la mer. Peut-être qu’un autre tube va naître de ce voyage…

Pep’s repart la tête pleine de soleil
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Le célèbre chanteur français Florian Peppuy, dit Pep’s, s’est produit sur plusieurs scènes en Polynésie, invité par Arnaud Bertrand du restaurant la Casa Mahina. Entre concerts, bringues et rencontres, Pep’s en a pris « plein la vue ». L’auteur du tube Liberta a déjà plein d’idées en tête, inspiré par son séjour sur le fenua.
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welcome Tahiti
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