Tahiti : au cœur des relations entre l’Homme et l’Océan

Le territoire de la Polynésie Française est un monde tourné vers l'océan et l'eau : ici le vaste lagon de l'atoll de Makemo © P. BacchetL'océan est omniprésent dans nos îles et les polynésiens ont toujours entretenu avec lui un lien étroit à l'image du waterman Patrice Chanzy, athlète confirmé, jouant avec la vague de Teahupoo ©Tim-Mckenna.comEtude de cas pour la réalisation de la future cité des technologies sous-marines à Tahiti © Human Underwater Society –Jacques Janoyer - Tahiti 3D© Human Underwater Society –Jacques Janoyer - Tahiti 3D© Human Underwater Society - Tahiti 3D Jacques JanoyerAméliorer l'ensemble des équipements permettant à l'homme d'évoluer sous l'eau, telle est l'ambition la hus ©Tim-Mckenna.comParmi les activités qui pourraient être améliorées par les recherches de la HUS figure en bonne place, le tourisme. Ici, une pension de famille en bordure du lagon de l'atoll de Makemo © P. BacchetPlongeur sous-marin travaillant dans une ferme perlière ©Tim-Mckenna.com© P. Bacchet©Tim-Mckenna.com© P. Bacchet©Tim-Mckenna.com

Créer une « cité des technologies sous-marines » en Polynésie française est une idée ambitieuse portée par la Human Underwater Society et son fondateur, Olivier Archambaud. Air Tahiti Nui a choisi d’être partenaire de cette aventure qui nous amène à nous poser la question de l’avenir de l’Homme et de l’Océan.

La Polynésie française est au cœur des quelques 180 millions de kilomètres carrés constituant l’océan Pacifique, le plus vaste de la planète. Vivre dans nos îles, c’est être en contact permanent avec le lagon et la mer. D’ailleurs, le destin des Polynésiens s’est construit sur l’eau depuis que leurs ancêtres ont choisi de traverser ces immenses étendues maritimes pour découvrir des terres lointaines. Aujourd’hui encore, la vie quotidienne des populations et l’économie gravitent autour des activités nautiques tels la pêche, la culture de la perle, les sports, les transports et les loisirs aquatiques. La mer est également l’unique voie d’accès d’une bonne partie des 118 îles qui constituent la Polynésie française. Enfin, elle est à la base de notre tourisme. L’océan ne pouvait donc manquer d’alimenter ici et plus qu’ailleurs des questionnements. Parmi ces derniers, le fait que les technologies utilisées pour faciliter l’immersion de l’Homme évoluent peu, finalement, depuis plusieurs décennies. Autre observation : la science s’efforce de partir à la conquête de l’espace alors même que nous connaissons à peine les étendues marines qui nous entourent et qui constituent la plus grande partie de la surface terrestre…

L’équipe compte de nombreux scientifiques, ingénieurs, entrepreneurs, physiologistes, plongeurs sous-marins, passionnés de technologies ou de plongée, qui partagent le même objectif. Les représentants de la HUS sont également en contact avec le ministère en charge de la Recherche en Polynésie française et ont reçu le soutien de diverses institutions scientifiques, écoles d’ingénieurs et universités à travers le monde. La Human Underwater Society porte un projet inédit : créer dans le lagon de l’île de Tahiti, un centre à la fois terrestre et sous-marin conçu comme un véritable pôle d’émulation destiné à susciter des vocations dans le monde entier : le HUS Institute. Il s’articule autour d’« une cité des technologies sous-marines » et une « cité de la science » grand public dédiée au monde sous-marin et marin, mettant en lumière les thématiques de l’immersion dans six univers : activités des populations insulaires ; arts et cosmogonies des peuples de l’océan ; les loisirs aquatiques ; le numérique immergé ; l’économie maritime (science et industrie) et la santé. Cette programmation mêlera le jeu et la science, l’émerveillement et le savoir, la culture et l’économie.

La Polynésie comme foyer de développement de l’ingénierie sous-marine

 La HUS permettra à la Polynésie française de se positionner comme un territoire de référence dans ce domaine. Les événements, séminaires, symposiums, concours d’ingénierie (cf HUS Prize Design & Engineering) et clubs de réflexion sont une manière de mettre en relation des experts, entrepreneurs et autres acteurs du projet afin de rechercher des financements. Le centre HUS incarnera l’ingénierie bleue, génératrice de croissance et d’emploi, et deviendra la vitrine technologique de la Polynésie. Ce complexe deviendra un centre mondial de recherche avancée, civil et ouvert au public, avec une direction indépendante et des thématiques de recherches transparentes et neutres pour l’environnement. Il permettra d’attirer les start-up internationales, d’aider les entrepreneurs polynésiens, et de surveiller l’écosystème sous-marin environnant. L’institut viendra compléter l’offre touristique polynésienne en constituant un nouvel emblème aux yeux du monde, matérialisant les ambitions du territoire pour s’approprier ces technologies et développer une expertise unique.

Apprendre à maîtriser cet environnement peut apporter des solutions aux grandes problématiques du XXIe siècle que sont, entre autres, l’accroissement démographique ou la montée des eaux causée par le changement climatique. Des exodes pourraient être évités si les technologies adaptées étaient développées. À l’avenir, l’Homme sera amené à dépendre de plus en plus de son environnement sous-marin. En développant de nouvelles technologies d’immersion de l’Homme, nous pourrons partir à la découverte des fonds marins et de toutes les possibilités qui s’offriront à nous dans cet espace encore méconnu. Ces constats sont à l’origine de la naissance en 2011 à Tahiti du projet d’origine de Human Underwater Society (HUS en abrégé), une organisation internationale à but non lucratif. Olivier Archambaud a muri pendant quatre ans ce projet qui constitue une première dans nos îles. Passionné et professionnel de la plongée sous-marine, cet entrepreneur a choisi de s’installer en Polynésie en 2006 pour vivre quotidiennement sa passion dans les Tuamotu dont les lagons dotés d’une faune sous-marine exceptionnelle, a su séduire les plongeurs du monde entier. Il a décidé de créer la HUS dans le but ambitieux de faire avancer la recherche et le développement dans le domaine des technologies sous-marines et plus particulièrement celui de l’amélioration des capacités d’immersion subaquatique individuelles de l’Homme. Des avancées qui profiteront naturellement à toutes les activités nautiques et c’est pourquoi un grand nom du surf polynésien, Raimana Van Bastolaer, a lui aussi choisi d’être partenaire de ce projet.

Le HUS Institute se veut un centre international multidisciplinaire d’expérimentation ouvert aux étudiants, ingénieurs, scientifiques, développeurs, et jeunes entrepreneurs, leur offrant ainsi des moyens d’accompagnement à travers son réseau. Destiné à accueillir aussi le public, sa proximité avec l’environnement sous-marin est indispensable pour pouvoir expérimenter les technologies conceptualisées. L’idée de départ – améliorer la plongée sous-marine – s’est rapidement transformée en enjeux généraux avec de nombreuses passerelles vers des disciplines et des problématiques variées.

La recherche sur la capacité individuelle d’immersion de l’Homme passe par son intégrité physique, sa capacité de perception et d’interaction, sa liberté d’évolution, son habitat et son transport. Pour cela, la HUS donne une importance particulière aux concepts de technologies connectées telles que « des capteurs, des nouveaux matériaux, des outils de suivi des données physiologiques des plongeurs et du milieu, des systèmes de production et de stockage de gaz, d’énergie ou d’eau potable, qui équiperont des combinaisons intelligentes, des respirateurs et masques nouvelle génération, des maisons amphibiennes ,… » annonce Olivier Archambaud. Le programme HUS Recherche et Développement organise déjà des rencontres entre spécialistes afin de lancer des « think-tanks pour identifier les technologies les plus prometteuses à implémenter dans ces nouveaux concepts et mettre en relation tous leurs protagonistes ». Sont déjà organisé des concours tel que les HUS Prize destinés à récompenser les initiatives en matières de Design, d’Ingénierie, de Média et d’Education autour des thématiques de l’homme, son habitat et ses transports sous la surface.

L’économie, le tourisme et l’écologie profiteront donc des retombées positives de ces actions. En plus de profiter de ces avantages et des technologies développées, les populations locales pourront également être formées et sensibilisées aux sciences et à l’écosystème. Les Polynésiens comme les touristes bénéficieront donc pleinement de cette expertise qui leur permettra de profiter des profondeurs du lagon et de l’océan tout en respectant cet environnement exceptionnel. Le projet Human Underwater Society en est encore à ses débuts, et son équipe est prête à développer cette initiative pour faire de la Polynésie un grand centre de recherche scientifique. Pour la soutenir, il est possible de faire un don, de devenir mécène ou partenaire de la HUS sur le site internet humanunderwatersociety.org. C’est un moyen à court terme de changer les choses, c’est une nouvelle quête d’espace, une quête visionnaire, toujours dans le respect de l’Homme et de l’écosystème.

Delphine Muzeau Roux de Badilhac

L’association est soutenue par le Cluster Maritime de Polynésie Française, la Chambre de Commerce et des Métiers de Polynésie Française, l’école de l’innovation de Paris l’ESIEE, l’Institut Français de la Mer, le laboratoire ORPHY de l’université de Brest, la fondation Dive Alert Network DAN, la Société des Ingénieurs et Scientifiques de France et l’association « le 9ème continent ».

Nos dernières actions :
HUS Workshop Paris – jan. 2015 (Délégation de la Polynésie Française)
Rencontres HUS-Tahiti – nov. 2015 (CCICM-Hôpital du Taone)
HUS Workshop Los Angeles nov. 2015 (Consulat de France)
HUS PRIZE Concours Design et Engineering édition 2016-2017 oct.2016 Atelier HUS « plongeur instrumenté » Ecole de l’ESIEE Paris – nov. 2016

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Créer une « cité des technologies sous-marines » en Polynésie française est une idée ambitieuse portée par la Human Underwater Society et son fondateur, Olivier Archambaud.
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